Intervention lors de la séance plénière du Conseil Départemental : soutien à la candidature olympique Paris 2024

Rapport n°16 : Soutien à la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques et paralympiques d’été 2024. Intervention de Pierre-Henri Dumont

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

Dans son rapport le Département précise qu’il « pourrait affirmer son soutien et contribuer, aux côtés du comité d’organisation, à la réussite du projet national. ». C’est très bien, et nous soutenons cette candidature. D’autant plus qu’il y a un enjeu symbolique à obtenir à nouveau les jeux en 2024, soit 100 ans après ceux de Paris 1924.

Il s’agirait en effet d’une opportunité formidable pour l’image de la France et le tourisme, car ne l’oublions pas, une candidature de Paris, c’est une candidature de la France toute entière, et notre Département doit jouer un rôle moteur.

De plus, c’est une chance pour faire résonner haut et fort sur l’ensemble de notre territoire les valeurs véhiculées par les JO, à savoir la tolérance, le respect, le dépassement de soi, le fair-play ou encore l’esprit d’équipe. Ces valeurs doivent être transmises et diffusées à notre jeunesse.

jo-paris-2024.jpgMais au-delà des simples déclarations, il faut être concret dans l’aide que peut apporter notre Département à ce projet et les bénéfices qu’il peut en tirer. Pour notre groupe, soutenir les JO à Paris, c’est soutenir les JO dans le Pas-de-Calais. Les éventuelles retombées économiques doivent être préparées en amont, pour faire en sorte que les touristes viennent visiter notre Département, mais aussi pour que les équipes sportives puissent venir s’y entrainer avant les JO. Nous avons donc un atout logistique mais également géographique car n’oublions pas qu’avec le TGV, nous sommes aux portes de Paris. Le Département doit donc s’engager à pouvoir accueillir correctement les athlètes et les spectateurs. Il en va de l’image et de l’attractivité de notre territoire.  A travers cela, se pose la question plus large de la place que le Département souhaite avoir en Europe et dans le monde.

Il est donc essentiel aujourd’hui de développer et valoriser les installations existantes, notamment celles qui avaient servi de base arrière lors des JO de Londres de 2012 et qui avaient nécessité un effort financier important. En effet, les investissements doivent se penser à long terme, avant les Jeux, pendant les Jeux, et après les Jeux. A l’heure où l’argent public se fait rare, la question de la pérennité des sites ou de leur reconversion est essentielle.

Les clubs sportifs du Pas-de-Calais, grâce à leurs infrastructures et à leur encadrement de qualité, pourront se servir de ces jeux comme d’un catalyseur en boostant le nombre d’adhérents dans les clubs sportifs du Pas-de-Calais. Ces nouveaux inscrits seront peut-être les futurs médaillés olympiques, mais aussi et surtout les bénévoles créant du lien social dans nos territoires demain.

Enfin, et j’insiste sur ce point, n’oublions pas qu’après les jeux olympiques, viennent les jeux paralympiques, et notre Département doit être tout aussi engagé sur ce volet. L’handisport véhicule les mêmes valeurs que les JO, si ce n’est plus en ce qui concerne le courage, la persévérance et le dépassement de soi. Les jeux paralympiques permettent d’une part aux personnes en situation de handicap d’être mises en lumière dans leurs exploits sportifs mais aussi aux spectateurs et téléspectateurs d’avoir un regard positif sur le handicap.

C’est pourquoi le Département a pour mission essentielle de veiller à ce que l’ensemble de ses infrastructures soient accessibles aux personnes en situation de handicap.

Nous voterons en faveur du soutien à la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 mais nous attendons du Département qu’il se prépare dès maintenant pour être prêt dès que Paris 2024 aura été confirmé, car nous ne doutons pas des atouts de notre pays pour remporter ces JO. Cependant, nous regrettons le choix qui a été fait de choisir un slogan en anglais, alors même que le français est la langue officielle du Comité International Olympique et que d’une manière générale, nous regrettons tous la perte d’influence de notre langue dans les institutions internationales.

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